Une lecture biblique originale : le chœur parlé

Quand les voix révèlent la richesse du texte biblique ! C’est tout le projet des « chœurs parlés ». Faciles à mettre en oeuvre, accessibles à tout public et dans toutes circonstances, ils constituent une méthode originale et stimulante pour renouveler la lecture de la Bible en public. Alain et Marion Combes livrent ici le mode d’emploi.

 

Chœur parlé

Un chœur parlé est un texte dit à plusieurs voix suivant une répartition préalablement conçue en fonction du contenu. Il permet à ceux qui le préparent et qui l’interprètent — nous les appelons les choristes — d’entrer dans l’intimité du texte, et à ceux qui l’écoutent d’en mieux comprendre les enjeux, les ressorts et les richesses.

Son intérêt…

Un chœur parlé est rapide à monter et nécessite peu de moyens. Plutôt facile pour des débutants, il fait travailler la voix, la diction, l’expression et développe le sens du rythme. Dans un chœur parlé, c’est le texte qui est premier, en vedette, et non untel ou untel. Enfin, l’auditoire aime entendre un texte dit avec simplicité et conviction.

Un des premiers avantages du chœur parlé est la variété dans les nuances. Non pas une variété à but esthétique, mais une variété qui permet de changer de voix en fonction des idées qui apparaissent, de la progression d’un récit, de l’évolution d’un contenu. On retrouve ainsi les variations d’expression d’un bon lecteur ou d’un bon conteur, chacune de ces variations étant marquée par un changement de voix. La mise en relief de certains termes ou de certaines phrases permet de mieux comprendre le texte et d’en sentir les « couleurs ».

Autre avantage : dans les lieux où une sonorisation est indispensable, les « choristes » ne se déplaçant pas, il est possible de placer des micros devant chacun d’eux, ce qui ne peut pas se faire dans la présentation d’une scène jouée. Pour les chœurs parlés que nous proposons, il n’est pas nécessaire de mémoriser les textes (et c’est aussi un intérêt important). Il faut pour cela faire preuve d’un peu de bon sens, d’imagination et bien sûr, développer certaines techniques pour que l’ensemble soit vivant et ne ressemble pas à une lecture pénible.

Enfin, le chœur parlé oblige aussi les choristes à s’écouter, à vivre un rythme en commun, à garder une personnalité en se fondant dans un ensemble.

Pour préparer un chœur parlé il faut être attentif à plusieurs aspects

  • L’entrée et la sortie : elles sont partie intégrante de la présentation.
  • Le support texte : à quelques conditions simples, ce support n’est pas gênant pour les spectateurs.
  • Les mouvements du texte : rythme et nuances doivent être guidés par le texte.
  • Les gestes : il faut rester très concentré pour éviter qu’ils parasitent le chœur.
  • La posture : elle doit favoriser la disponibilité.
  • Le regard : il favorise le contact avec l’auditoire.

Les entrées et les sorties

L’entrée et la sortie font partie intégrante de la présentation. Il ne faut pas les négliger.
Plus les participants sont nombreux, plus cela demande de précision.
Il faut répéter les entrées et les sorties comme une chorégraphie précise.

Le support texte

Les chœurs parlés sont presque toujours lus. Chacun a donc un papier en main.
Il doit être tenu à la hauteur de la poitrine un peu éloigné du buste, assez haut pour ne pas être obligé de baisser la tête, mais sans cacher le visage. Il ne faut pas bouger de cette position jusqu’à la fin du chœur parlé. Attention : on a tendance à se décontracter dès qu’on ne parle plus, c’est ce qu’on appelle « décrocher ». Si on bouge le papier, le regard du spectateur est attiré par le papier.
Pour faire « oublier » le papier il ne faut pas le déplacer de devant la poitrine.

Les mouvements du texte

Pour un même texte, on aura le choix de différents « mouvements d’intention », mais il faut que le ou les mouvements soient conformes au contenu du texte. Il ne s’agit pas de chercher les effets esthétiques, mais de porter le sens.
Pour faciliter cela, dans un travail préparatoire, on peut repérer les grands mouvements du texte. Par exemple un premier mouvement lent, un deuxième, assez enjoué, un troisième, très lent.
À l’intérieur de ces mouvements, il y aura des passages où le volume ira crescendo, d’autres où le volume ira diminuendo, des phrases qu’il faudra dire sèchement, d’autres très liées. On repérera les silences importants. Il est possible de faire des annotations musicales sur le texte.

Les gestes

Il faut éviter les gestes « parasites ». Ce sont ces gestes « hors jeu » qui dispersent l’attention du spectateur. Par exemple, quatre choristes sont placés, immobiles, face à l’auditoire. Le premier en partant de la gauche dit une parole essentielle, et, au même instant, un autre se gratte la tête « discrètement » ; la plupart des spectateurs regarderont celui qui se gratte et n’entendront pas la parole essentielle.
Dans un chœur parlé ou une scène, chaque choriste au moment où il parle, est le « centre d’attraction » du regard des spectateurs. Pour que la communication soit claire, tous les participants doivent conduire l’attention du spectateur vers ce qui est intéressant. Pour cela il faut rester très concentré même lorsqu’on ne parle pas , autrement dit : ne pas « décrocher ». Chacun doit être maître de ses gestes, avoir conscience de l’ensemble, et de soi dans cet ensemble.
L’animateur devra veiller particulièrement à cela.

La posture

Être concentré ne veut pas dire être « raide », au garde à vous. Un corps détendu est la condition pour une bonne concentration. La bonne posture debout n’est pas si facile à trouver devant un auditoire. Il faut essayer de trouver une posture debout équilibrée et détendue. Voyons les détails : dans la posture debout, les deux pieds sont posés à plat sur le sol, on ne doit pas être assis sur ses hanches, mieux vaut avoir le poids du corps légèrement sur l’avant des pieds. La poitrine est bien ouverte comme un éventail mais sans raideur. On veillera à garder la nuque souple et les épaules basses. Les mains doivent être détendues sans aucun tic ou soubresaut.
À partir de cette posture simple, notre disponibilité est totale.

Le regard

Le choriste qui dit sa réplique, porte le regard vers les spectateurs ou vers le fond de la salle. Lorsqu’il a fini sa réplique il porte tranquillement son regard vers son texte mais la tête toujours orientée vers l’auditoire. Pendant qu’un choriste parle, les autres restent les yeux sur leur texte, la tête orientée vers l’auditoire. On a souvent peur de perdre sa ligne quand on lève les yeux sur l’auditoire. Pour cela, il y a un remède : placez une de vos mains comme un curseur qui descend le long de la feuille.
Une tendance naturelle du choriste consiste à tourner systématiquement la tête vers celui qui parle. Ce n’est pas bon car cela donne une impression de ping-pong, d’autant plus si les répliques passent rapidement de l’un à l’autre. Les choristes peuvent se regarder à un moment ou deux, mais il faut bien choisir des moments signifiants.

 

Bibliographie de choeurs parlés d’Alain et Marion Combes

Livres, aux Éditions Olivétan (Réveil Publications) :
Scènes bibliques et choeurs parlés, 1997.
Sketches, saynètes et dialogues, 2000.
Interviews, sketches et choeurs parlés,2002.

CD-ROM, chez « AVENTURES »
http://www.aventures.org

Extraits :

http://www.aventures.org/videos/page-extraitjean1.htm

http://www.aventures.org/videos/page-extraitjean2.htm

Le goût de la Parole (Formation), 2004.

La Bible en Église (I) Luc (II) Jean (III),2005, 2006, 2007.

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Alain et Marion COMBES
Crédit photo : André Letzel

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