Être grands-parents et témoins

Lorsque le jeune Samuel entend la voix de Dieu l’appeler, il ne la reconnaît pas (1 Sam 3, 1 à 10). Il lui faut la sagesse du vieux prêtre Eli pour discerner la voix du Seigneur. Privilège des anciens qui bénéficient de l’expérience de la foi à l’épreuve du temps ? Dieu nous parle dans l’histoire de ceux et celles qui nous précèdent. Mais savons-nous suffisamment en tirer parti ?

Objectifs poursuivis

Comment redonner une saveur évangélique à la fête de Noël familiale ? Puis-je emmener mon petit-fils une fois au culte ? Comment ne pas gêner mon gendre qui n’est pas protestant, ne pas choquer ma belle-fille que mes engagements d’Église agacent, tout en partageant ce qui me tient à coeur avec ma petite-fille ? Quels sont les bons mots pour parler de la mort, de la résurrection à un enfant, à l’occasion de la mort d’un proche ?…

Les grands-parents sont souvent démunis face à de telles questions, parce qu’ils sont seuls. Échanger les bonnes idées, apprendre à éviter les erreurs, se sentir progressivement plus à l’aise, c’est d’abord ainsi qu’on peut aider ces personnes à oser partager leur foi, dans la justesse de la relation.

Une seconde aide est plus concrète : présentation de livres (la littérature est abondante mais de qualité variable), propositions de supports visuels (vidéos,etc.), idées de visites de lieux (sites, bâtiments, musées).

Pour résumer, il s’agit de faire prendre conscience aux grands-parents du rôle de témoins de Jésus-Christ qu’ils peuvent avoir auprès de leurs petits-enfants et de les aider à jouer ce rôle. C’est ce que je fais dans le cadre de la mission « Grands-parents témoins aujourd’hui » dont je suis chargée au seinde la Région ERF-Ouest.

Présentation détaillée

Les réunions que j’organise ont une structure quasi identique. Elles débutent par un moment spirituel assuré soit par le pasteur, soit par un membre de l’équipe sous des formes diverses : chant, prière, commentaire biblique…

Suit une phase d’échange et d’écoute des personnes présentes, de durée variable suivant le sujet.

Le thème général est en effet la transmission, mais il peut se décliner de façon variée :

  • Comment les petits-enfants voient-ils Dieu ?
  • Qu’est-ce que la mort ?
  • Les adolescents.
  • La résolution des conflits.
  • Etc.

Cette variété est indispensable puisque l’équipe repasse souvent deux ou trois fois dans le même lieu.

Des travaux de groupes, avec une base de textes et de questions, permettent à chacun de prendre la parole plus librement, avant une reprise générale. La lecture d’un beau texte termine la séance de travail, qui est suivie d’un moment convivial sous forme d’un goûter au cours duquel il se dit beaucoup de choses informelles mais très importantes.

Expérience vécue

Que de richesses dans les rencontres et les échanges ! Il y a des moments de rires et de détente, mais aussi beaucoup de confidences, de larmes et l’évocation de souvenirs douloureux. Il est parfois nécessaire de parler calmement et individuellement après la séance avec des personnes qui ont vécu des conflits ou des moments très difficiles. Le nombre de personnes présentes est extrêmement variable mais la participation à des journées de fêtes paroissiales nous assure un public varié et chaleureux. Aucune réunion n’a le même visage et nous ne savons jamais ce qu’une rencontre nous réserve.

Beaucoup de grands-parents sont très culpabilisés de ne pas avoir « réussi » l’éducation religieuse de leurs enfants. Ils reconnaissent que c’est pour eux un soulagement de trouver un lieu pour parler librement de ce sujet très rarement abordé ailleurs.

Dieu nous parle à travers… à travers des personnes aimées : j’ai gardé de ma grand-mère ces quelques mots si petits, si persévérants, « il y a toujours plus malheureux », « j’ai bon espoir »… des personnes croisées une fois : leur hospitalité, leur vitalité, leur élan bienheureux m’ont fait aimer la vie… dans un enchaînement de circonstances improbables : je rencontrai l’homme de ma vie et j’ai entendu là une évidence venue d’ailleurs.

Gillette GAUDIT,
Mission populaire évangélique.

Avant toute chose, il faut souvent faire un travail de relativisation et leur montrer qu’ils n’étaient pas les seuls acteurs dans l’édification religieuse de leurs enfants. Et il faut surtout insister sur le fait que nous ne sommes pas propriétaires de la vie spirituelle de nos enfants, que la foi est un don et que nous ne pouvons pas intervenir dans ce dialogue si intime qui se noue entre Dieu et ses créatures.

Nous ne pouvons pas non plus enseigner à l’autre ce qu’il doit croire et ce qu’il doit faire. Mais, par contre, nous pouvons être témoins de notre foi au quotidien, c’est-à-dire faire découvrir aux petits-enfants ce qui dans la vie mérite d’être une force, et trouver les mots pour le dire. C’est plutôt raconter les expériences que l’on a vécues par sa foi afin que les petits-enfants (grands ou petits) se rendent compte que Dieu a joué et joue un rôle dans notre vie. C’est aussi ne pashésiter à leur dire qu’un temps de prière leur est consacré de façon régulière. C’est enfin avoir le courage de vivre sa foi à travers une pratique religieuse sans ostentation mais avec fermeté, n’en déplaise à l’entourage.

Tout ceci demande une force que nous essayons de vivifier. Et notre plus grande joie vient d’un grand-père ou d’une grand-mère qui nous dit à un deuxième passage : « Vous savez depuis la dernière fois, j’ai osé parler de ce sujet avec mon petit-fils ».

On peut alors penser :« Écoute, Dieu a parlé ».

Télécharger la fiche

Annie Gandemer

Commentaires fermés.

Get professional advice from canadian pharmacy safest way to get! The site will tell you where you need to buy drugs, their cost, quantity, and to learn more information about online pharmacies ]/]. order cialis soft here we have posted the price, in which you can find all drugs available in.